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Résumé de mon intervention du 02 février 2014

Résumé de mon intervention du 02 février 2014

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15/02/2014
RDC
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Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de me suivre sur les ondes de la Radio Panik le samedi 02 février 2014 (et en attendant que l’enregistrement soit disponible), voici ci-dessous un petit résumé de mon intervention.

1. Le vote
La question a été abordée du point de vue de la théorie d’Anthony DOWNS (le choix rationnel) qui s’est évertué à analyser et expliquer l’abstention (le fait de ne pas voter). Selon lui, la décision du citoyen-électeur de voter ou de ne pas le faire est basée sur un raisonnement ou un calcul (le ratio) coût-bénéfice. Du résultat de ce raisonnement, le citoyen décidera d’aller voter ou de ne pas le faire. C’est de cette façon qu’il explique l’abstention et parle du choix rationnel de la part du citoyen-électeur.

Comme vous le savez, tous les belges recevront d’ici quelques semaines leurs convocations pour les élections du 25 mai 2014. C’est par rapport à ça que j’ai jugé nécessaire de prendre un premier contact avec la communauté congolaise de Belgique. Dans mon intervention, je mobilise la théorie de DOWNS, certainement pas pour expliquer l’abstention mais pour sensibiliser ma communauté (la communauté congolaise de Belgique) par rapport au vote et spécialement le choix rationnel dans le sens du vote ou choix dénoué de tout attachement sentimental, affectif, émotionnel… . D’une manière ou d’une autre, l’idée était d’indiquer à la communauté comment et pour quel profil de candidat devons-nous voter le 25 mai 2014. Notre vote ou le vote de la communauté doit être un vote (choix) rationnel et dirigé vers les personnes (candidats) capables de porter nos aspirations (émancipation et réhabilitation).

2. La nécessité pour la communauté congolaise de Belgique de réaliser, d’opérer un « renouvellement » de son leadership, de permettre l’émergence de nouvelles idées, nouvelles personnalités…

A ce sujet, l’objectif était de sensibiliser la communauté congolaise de Belgique par rapport à ce besoin de changement interne. Cette communauté a besoin de l’émergence (en son sein) de nouvelles idées, nouvelles personnalités…, un leadership « renouvelé » comme preuve ou signal d’une communauté active et bouillonnante.

3. L’Intégration Politique

Parlant de l’Intégration Politique, je m’adressais à la « communauté nationale » représentée par nos institutions (les institutions belges). A ce sujet et puisqu’ayant accompli (avec succès pour certains) le parcours d’intégration (concept pas si nouveau que ça), il est tout à fait normal et logique que les portes de l’Intégration Politique s’ouvrent. Ce n’est pas moi qui le dis mais Frédérique Matonti (professeur de Science Pô à l’Université de Paris 1 et spécialiste de sociologie des Partis Politiques) qui parle de « l’inégale propension structurelle des segments de la société à participer aux affaires de la cité ». En effet, un certain nombre de spécialistes de la question pensent que les portes de la participation politique étatique restent en grande partie verrouillées aux populations d’origine immigrée.